Extension de Kinshasa : Kinshasa Kia Mona prévoit une capacité de production d’eau potable de 500.000 m³ par jour à Maluku
Kinshasa, le 28 août 2026, Sous l’égide du Ministère des Ressources Hydrauliques et Électricité, avec le concours du Comité de Suivi du Projet d’Extension de la Ville de Kinshasa (CSSPEVK), un atelier consacré à la mise en place d’une stratégie intégrée d’approvisionnement en eau potable de la nouvelle unité urbaine de Kinshasa, dénommée Kinshasa Kia Mona, s’est tenu du 26 au 28 août 2026 à l’Hôtel Béatrice, à Kinshasa.
Durant trois jours, experts, techniciens, représentants des institutions et organisations spécialisées ont réfléchi autour des enjeux liés à l’hydraulique urbaine, à l’ingénierie de l’eau, à la gestion des ressources hydriques, à la planification urbaine et à l’aménagement du territoire, ainsi qu’au financement des infrastructures, aux partenariats public-privé (PPP), à la protection de l’environnement et à la gestion durable des ressources naturelles.
L’atelier avait pour objectif principal de concevoir une stratégie intégrée et durable d’approvisionnement en eau potable pour le site de l’Extension de la Ville de Kinshasa, qui couvre une superficie d’environ 43 300 hectares dans la commune de Maluku.
Cette démarche vise à anticiper les besoins futurs d’une population appelée à atteindre plusieurs millions d’habitants dans la nouvelle unité urbaine. Les travaux ont notamment porté sur une capacité de production estimée à 500.000 m³ d’eau potable par jour pour une utilisation de 80 litres d’eau par personne par jour.
La stratégie envisagée devra également permettre de garantir la disponibilité de l’eau pour les ménages, les activités commerciales et les institutions (Zone d’aménagement urbain sur 19 500 Ha), les industries (Cité industrielle 1 & 2 pour une somme de 9 500 Ha), les établissements sanitaires (Plateforme hospitalière), la zone de la Trame verte (3000 Ha), la zone agricole (8 500 Ha), la Marina (1 000 Ha), la Base logistique (1 000 Ha) et l’énergie électrique, tout en assurant une gestion rationnelle et durable des ressources hydriques.
Parmi les principales orientations examinées figurent l’identification des sources d’approvisionnement les plus adaptées, notamment le fleuve Congo, les ressources souterraines, la canalisation des eaux de pluies pour ne pas créer des érosions qui sévit à l’actuelle Kinshasa et dans la même optique le retraitement des eaux usagers pour être réutilisées par les usines ainsi que la définition des infrastructures nécessaires à la production, au traitement, au stockage et à la distribution de l’eau potable.
Les experts ont également travaillé sur les mécanismes institutionnels, réglementaires et financiers susceptibles de garantir la mise en œuvre efficace et durable du futur système d’approvisionnement en eau de Kinshasa Kia Mona.
Anticiper les besoins d’une Kinshasa en pleine croissance

Le besoin en eau potable de la ville de Kinshasa dépasse aujourd’hui un million de mètres cubes par jour, dans un contexte de croissance démographique soutenue. Cette réalité renforce la nécessité de planifier dès à présent les infrastructures destinées à accompagner l’expansion de la capitale.
À travers le Projet d’Extension de la Ville de Kinshasa, les autorités entendent apporter une réponse structurelle aux défis liés à la croissance démographique, à l’urbanisation et au développement économique de la capitale.
La nouvelle unité urbaine de Kinshasa Kia Mona devrait accueillir, au cours des dix prochaines années, jusqu’à cinq millions d’habitants, en plus d’abriter un important pôle d’activités économiques et industrielles.
Dans cette perspective, l’accès efficace à l’eau potable constitue l’un des facteurs essentiels à la réussite du projet et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
« Faire les choses correctement en planifiant »
Prenant part à la cérémonie de clôture, le Coordonnateur Principal du CSSPEVK, Thierry Katembwe Mbala, a salué l’implication des différents experts et participants dont les contributions ont permis d’enrichir les travaux. Il a également remercié les participants pour les trois journées de réflexion ainsi que pour les plusieurs semaines d’échanges et de préparation ayant précédé l’atelier.
« Dans cinq ou dix ans, nous pourrons témoigner que nous avions essayé de faire les choses correctement, en planifiant avec les experts autour de la table. »
Le Coordonnateur Principal a par ailleurs réaffirmé la détermination du CSSPEVK à mettre en œuvre les résolutions issues de ces travaux et à ne ménager aucun effort pour assurer leur concrétisation.
Une ambition alignée sur la Politique Nationale du Service Public de l’Eau

Dans son allocution, M. Gaston Lala, représentant du Secrétaire Général aux Ressources Hydrauliques et Électricité, a souligné que cette ambition s’inscrit pleinement dans la Politique Nationale du Service Public de l’Eau, désormais considérée comme le cadre de référence des interventions relatives à l’approvisionnement en eau potable.
Il a également relevé la convergence de cette démarche avec la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment à travers le Pacte présidentiel pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement.
« À l’horizon 2035, ce Pacte vise notamment à accélérer l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, à améliorer la desserte des écoles et des établissements de santé, à développer des services résilients et financièrement viables et à renforcer la gouvernance du secteur. Dans cette dynamique, l’Extension de la Ville de Kinshasa entend constituer un espace pilote, où ces engagements nationaux pourront être traduits en réalisations concrètes au bénéfice des populations. »
La planification de l’approvisionnement en eau potable est ainsi une composante stratégique de Kinshasa Kia Mona, au même titre que les infrastructures de transport, l’énergie, le logement, l’industrie, la santé, l’environnement et les autres services essentiels à la construction d’une ville intelligente, écologique, résiliente et moderne. Communication CSSPEVK
Communication CSSPEVK