Le Projet d’Extension de la Ville de Kinshasa doit permettre de décongestionner la capitale, de créer des emplois et d’améliorer durablement les conditions de vie de la population.
»À Kinshasa, je ne peux ignorer l’une des épreuves les plus visibles du quotidien : des embouteillages devenus monstres. Ils épuisent nos familles, freinent la productivité, renchérissent le coût de la vie et affectent l’image même de notre capitale.
Cette situation n’est plus une simple gêne urbaine. Elle est un défi national de gouvernance. La capitale ne peut continuer à grandir sans une planification et un pilotage à la hauteur de son poids démographique et économique.
Ainsi, le Projet d’Extension de la Ville de Kinshasa à Maluku sur 430 km² prévoit la construction de 1 200 usines, dont 160 dès 2026, afin de décongestionner la capitale, créer des emplois, améliorer la desserte en eau et en électricité et organiser plus efficacement la gestion urbaine.
Ce projet répond à une exigence de bon sens : repenser l’espace de croissance de Kinshasa pour restaurer la fluidité, la sécurité et la dignité de la vie urbaine.
Implanté à Maluku sur près de 430 km², le Projet d’Extension de la Ville de Kinshasa se présente comme l’un des chantiers les plus ambitieux jamais engagés en République démocratique du Congo. Il ne s’agit pas d’un simple projet immobilier, mais d’une tentative structurée de redéfinir le modèle de croissance de la capitale. Là où l’expansion s’est longtemps faite sans planification, Kinshasa Kia Mona propose une logique d’anticipation : planifier avant de construire, structurer avant de densifier, intégrer avant d’étendre.
Kinshasa Kia Mona ne se limite pas à l’édification de logements modernes et accessibles. Il intègre des cités industrielles, des zones agricoles, des trames vertes, une marina, une base logistique et un système de transport fluvial moderne reliant Ngaliema à Maluku. Cette articulation entre habitat, mobilité et production traduit une ambition claire : créer un écosystème économique cohérent plutôt qu’un simple pôle résidentiel.
Lancé officiellement le 22 décembre 2025 par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le projet affiche également une ambition industrielle forte. La Cité industrielle sino-congolaise, annoncée dans son périmètre, prévoit la construction de 1 200 usines sur dix ans, avec à la clé 225 000 emplois directs. L’ensemble du projet prévoit 1 million d’emplois directs et indirects.
Ces chiffres interpellent. Ils placent Kinshasa Kia Mona au cœur d’une stratégie plus large. Au fond, l’enjeu dépasse l’extension géographique. Il s’agit d’un choix de modèle. Celui d’une croissance organisée plutôt que subie. D’une ville planifiée plutôt qu’improvisée. D’une économie urbaine capable de créer de la valeur, de l’emploi et de la dignité.
Modèle économique
Modèle financier
Internationaux
- Fonds d’investissement
- Fonds souverains
- Investisseurs privés & Family Office
- Subventions et dotations de bailleurs de fonds internationaux
- Prêts et garanties de l’État
- Prêts concessionnels
- PPP
- Financements structurés et instruments hybrides
- Garanties foncières et financement par compensation
- Valorisation foncière en modèle DOU
- Financement bancaire local
- Modèle de concession